19 4 / 2012
Manifeste du dislike
Les principaux acteurs du Web, à coups de « Like » et de « +1 » enferment les relations dans un monde faux et superficiel où l’ « amour » et l’engagement perdent autant leur sens que leur valeur, au détriment de la valeur des marques à terme.
- Marques, acteurs du web, agences ! Nous avons tous intérêt à promouvoir la diversité des opinions et la neutralité d’Internet
- Les marques doivent déjà accepter qu’on ne débute pas une conversation et une relation durable en demandant d’abord à être aimé : ouvrez-vos pages, vos sites et vos contenus sans demander à être « Liké » au préalable. Il faut en finir avec ce chantage aux « sentiments » (la nouvelle Timeline de Facebook ne le permet d’ailleurs déjà plus).
- Mais au-delà, le droit d’un consommateur à exprimer son désintérêt comme son désaccord est et devrait rester un droit fondamental et inaliénable.
- Les grands acteurs du web et des réseaux sociaux ont certes contribué à créer du lien entre les marques et les gens. Mais à trop vouloir policer et positiver les relations, Internet en particulier, et le monde en général s’appauvrissent, du point de vue des idées, de la pluralité des opinions, mais aussi des savoirs et des relations. Il en va de même pour les marques.
- S’y opposer est inutile, des solutions d’expressions du désaccord ou d’un avis différent émergent et continueront d’émerger aussi forts que la poussée d’Archimède exerce une force contraire. Plus grave, en s’y opposant, nous contribuons à construire une bombe sociale à retardement.
- Seule la possibilité donnée aux consommateurs d’exprimer leur désaccord et mécontentement permet aux marques de se corriger et de s’améliorer avant que la contestation n’ait besoin de devenir massive.
- La critique encouragée est un formidable moyen pour les marques d’améliorer ses produits et services, de mieux servir ses consommateurs, et donc d’accroître la valeur de la marque à terme.
- Nous, acteurs du web, marques et agences, devrions être les premiers et plus fervents défenseurs de modes d’expression différents et critiques, plutôt que les promoteurs d’un pensée monolithique et univoque.
- Les marques qui ne le comprennent pas en verront tôt ou tard le revers de la médaille. Celles qui l’auront compris le plus tôt en tireront des bénéfices concurrentiels.
- A ce titre, la mise à disposition de boutons « Dislike » et « -1 » est le symbole certes insuffisant (car encore trop binaire et bipolaire) mais nécessaire pour que les marques découvrent le pouvoir du Dislike.
Texte de Stéphane Guerry, directeur général de l’agence DukeRazorfish (source ici)
17 4 / 2012
Au commencement était le web.: La campagne électorale française vue du web.
Lors de l’élection de 2007, les réseaux sociaux en étaient encore à leurs débuts. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.Le modèle, c’est évidemment Obama qui en 2008 avait bluffé tout le monde avec sa campagne sur internet. Session de rattrapage donc pour les candidats à l’élection…
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30 3 / 2012
Le crowdsourcing et les banques
Le crowdsourcing peut également se concevoir dans le milieu bancaire. La preuve, une banque australienne, la Commowealth Bank (une des quatre plus grandes banques australiennes) a lancé fin 2011 un projet de crowdsourcing.
Lancé en décembre 2011, le projet “IdeaBank” a été initié dans le cadre de son centenaire et est ouvert à tout Australien voulant faire des suggestions et poster des idées sur la manière dont ils pensent que leur banque pourrait évoluer et s’améliorer. A l’instar d’autres projets de crowdsourcing, l’objectif de cette plateforme est de permettre à la communauté de clients/prospects de discuter et d’évaluer les idées proposées. Les meilleures d’entre elles seront retenues par la Banque et pourront même être implémentées selon un choix fait à la fois par la communauté et par le management de la Commonwealth Bank. A noter que, comme pour le cas des chips Lay’s, les créateurs des meilleures idées seront rétribués à hauteur de 10.000$. (Petit détour sur l’action Lay’s pour signaler qu’elle est désormais finie, plus de 245.000 propositions ayant été soumises, le goût gagnant étant Bicky Burger)
Au total, plus de 550 idées ont été soumises et la gagnante est celle-ci.
Selon Andy Lark, directeur marketing et online officer: “Commowealth Bank est très enthousiaste à l’idée de lancer cette plateforme pionnière et de penser à un futur qui inclut une collaboration plus large avec ses clients afin de transformer leurs idées en bénéfices mutuels. Jamais auparavant nos clients n’avaient été aussi engagés pour contribuer et voter à des innovations et des améliorations. Nous sommes ravis de pouvoir jour un rôle de pionnier dans ce secteur et d’exploiter le pouvoir collectif de nos 10 millions de clients et de travailler ensemble pour construire une banque qui ait toujours un pas d’avance.”
Rendez vous donc sur le site de la Commonwealth Bank ou sur Twitter via le hashtag #CBAIdeaBank
La Société Générale, en France, fait également appel à une communauté pour développer de nouvelles applications mobiles. Ainsi, avant de lancer des applications mobiles au grand public, la banque française teste une première version de celles-ci auprès de blogeurs, de clients présents sur Twitter et des clients de l’Agence Directe (un concept de banque purement virtuel, les points de contact entre la banque et ses clients étant uniquement les emails, le téléphone et les vidéoconférences.
Ceci montre toute l’étendue des possibilités offerts au crowdsourcing dans un secteur pourtant soumis à de fortes contraintes légales.
20 2 / 2012
Very inspiring case! cc @flyingbrussels @kimdaenen
How to use @KLMfares on Twitter (par KLMRoyalDutchAirline)
03 2 / 2012
Twitter brûle-t-il…en Belgique?
Petit retour amusé sur un article qui aura bien fait réagir en tout cas la Twittosphère belge, en tout cas j’ai l’impression ;-)
Retour sur les faits: alors qu’on croyait Twitter cantonné à des scores d’audience “faible” (de l’ordre de 100.000 ou 300.000 comptes selon les recensements), l’information est arrivée, frontale, brutale: il y aurait plus d’un million de comptes Twitter belges!!
Ca fait un peu comptage des manifestants: alors, selon les syndicats, ils seraient plus d’un million; la police ne dénombrait que 150.000 comptes ;-)
Tout vient de l’étude de Sémiocast qui a analysé les audiences de Twitter, notre pays se classerait en 35è position en termes d’audience; quant à la recension de comptes actifs, sur une période allant de septembre à décembre 2011, il n’y aurait qu’un quart de comptes ayant tweeté quelque chose. Donc, grosso modo, 250.000 utilisateurs réels de Twitter en Belgique (source: Geeko). Le Knack ne dit d’ailleurs pas le contraire; il pointe également l’utilisation des langues sur Twitter: le néerlandais arrive en 6ème position, loin devant le français, relégué en 12ème place.
On aurait ainsi donc doublé le nombre de comptes en Belgique en un an seulement; seulement, il faut donc tempérer ces beaux chiffres au regard de l’activité réelle des gens. Un peu comme s’il fallait s’extasier devant les 4.500.000 d’utilisateurs de Facebook en Belgique, ce qui compte c’est l’activité réelle!
A lire le billet publié sur ce blog qui situe le nombre d’utilisateurs actifs de Twitter à 167 679, selon une méthode de calcul différente de celle utilisée par Semiocast. Cependant, il est difficile d’identifier certains comptes, ce qui place le chiffre estimé de comptes actifs entre 200.000 et 300.000.
Messieurs les syndicats et la police, mettez-vous d’accord ;-)
01 2 / 2012
Nice campaign for Center Parcs by #duvalguillaume ;-)
Only at Center Parcs ‘Neighbour’ (par DuvalGuillaume)

